La joueuse de basketball en fauteuil roulant Rosalie Lalonde a mis un terme à sa carrière d’étudiante-athlète universitaire de brillante façon en mars dernier. La jeune femme originaire de Saint-Clet et ses coéquipières du Crimson Tide de l’Université de l’Alabama ont remporté le titre national universitaire américain (NCAA) grâce à des victoires de 62-42 et de 67-53 dans une série deux de trois contre l’Université du Texas à Arlington. Pour cette raison, elle est la Personnalité du mois de mai de Parasports Québec.

« Je suis très fière de la façon dont j’ai performé et ça finit bien ma carrière aux États-Unis », a reconnu la joueuse qui termine son parcours universitaire avec un baccalauréat en études du développement humain et de la famille.

Exceptionnellement cette année, le tournoi de la NCAA ne comptait que deux équipes en raison de situation sanitaire. Dans l’équipe adverse de Rosalie Lalonde, on retrouvait une autre Québécoise : Élodie Tessier.

« Nous étions reconnaissantes de juste être là et de jouer l’une contre l’autre avant de nous retrouver dans l’équipe canadienne. »

Lalonde a joué moins de matchs au cours des douze derniers mois, mais l’intensité était encore bien présente à l’entraînement.

« Même si nous n’avons pas joué beaucoup de matchs cette année, nous avons fait beaucoup de pratiques dans l’équipe. Finalement, s’entraîner entre nous, c’est ce qui a été notre meilleure compétition pendant l’année », a soutenu l’athlète de 24 ans qui se sent tout de même privilégiée d’avoir pu jouer à un haut niveau.

Comme elle l’indique, la joueuse avait la chance de jouer et d’étudier dans un établissement où le sport adapté occupe une grande place, notamment avec l’accès à un gymnase et une salle de musculation adaptés et réservés à son équipe.

« Nous avions un accès limité au monde extérieur du côté social et nous nous faisions tester pour la COVID-19 chaque semaine. Nous avons donc passé l’année au complet en équipe, ce qui fait en sorte qu’elle est très spéciale pour moi. Je suis vraiment contente de mon année en général ! »

Une touche internationale

Rosalie Lalonde étudiait et jouait en Alabama, mais son équipe avait les allures d’une équipe internationale tout étoile avec des représentantes des États-Unis, du Canada, de la Pologne, d’Israël et de l’Allemagne.

L’institution universitaire met l’accent sur les sports adaptés et son programme de basketball en fauteuil roulant a démarré au début des années 2000. Les nombreux championnats remportés par les différentes équipes au fil des ans ont eu un effet d’attraction pour les nouveaux étudiants-athlètes, sans parler du recrutement soutenu.

« Nous sommes trois filles qui sont membres d’une équipe nationale. Le programme universitaire est réputé pour recruter des joueuses qui viennent de l’extérieur, ce qui fait en sorte que c’est un programme de haut niveau », analyse Lalonde, qui a permis d’assurer une présence québécoise dans l’équipe du Crimson Tide l’an prochain, même si elle n’en fera plus partie.

En effet, la Lévisienne Aurélie Jacob-Verreault fera son arrivée à titre de recrue.

« En fait, c’est moi qui l’ai mise en contact avec les entraîneurs de l’équipe et je n’ai pas vraiment eu à la convaincre. Nous avons un programme réputé. […] Je pense que nous sommes des pionniers en sport adapté. »

Les prochains mois avant les Jeux

Rosalie Lalonde rejoindra l’équipe canadienne féminine qui sera basée à Toronto et à Kingston cet été en vue de préparer les Jeux paralympiques de Tokyo. Celle qui était aussi à Rio sait que cette fois, l’expérience ne sera pas la même.

« Je ne me sens pas aussi préparée que je l’étais il y a un an (avant la pandémie). J’ai participé aux Jeux de Rio et vécu l’expérience complète, la vraie, mais ceux de Tokyo seront différents », commente celle qui est déçue de savoir que les familles et les spectateurs ne pourront être présents au Japon.

L’entraîneur de l’équipe canadienne féminine Marc-Antoine Ducharme a tenté au cours des derniers mois de maintenir l’esprit d’équipe entre les joueuses.

« Ça fait un an que nous n’avons pas été ensemble et je pense que ça va me redonner de la confiance (de se voir en personne). Après quelques semaines, nous allons retrouver notre rythme », croit-elle.

L’équipe nationale jouera contre des équipes formées de joueurs canadiens, dont le frère de Rosalie, Collin, étant donné qu’elle n’aura pas la chance d’affronter d’autres équipes internationales avant la présentation des Jeux paralympiques.

Un nouveau départ et une préparation pour un tournoi qui arrive à vive allure.

 

En rafale

Le dernier film que tu as vu ?
Imitation Game

La chanson que tu écoutes avant un match important ?
J’écoute souvent le groupe Black Eyed Peas

Ton idole sportive ?
La joueuse de basketball en fauteuil roulant britannique Helen Freeman

Ta matière préférée lorsque tu étais à l’école ?
Les cours de relations interpersonnelles

Ton mets préféré ?
Le spaghetti

Gâteau au chocolat ou crème glacée au caramel salé ?
Gâteau au chocolat

Un endroit que tu aimerais visiter ?
J’aimerais rendre visite à une de mes amies et ancienne coéquipière universitaire en Israël.

La chose que tu aimes le plus dans ton sport ?
Le jeu d’équipe